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Le Théâtre du Passavent
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La
Barbe Bleue (création
2009) BOOK "Le propos est dur et puissant, bouscule et interroge [...] à coup sûr une vraie claque pour le spectateur qui en sortira forcément chamboulé." - Journal de Saône-et-Loire -
"C'était le 17 février 1932. La Veuve Maupas (création 2010)
J’ habite un pays de haut mal et de basse lignée. Un pays qui s’écorche aux rêves de l’enfance, aux traquenards de l’aube, et qui pleure en silence à l’angle du destin ! Un pays d’amertume aux rives du malsain, un pays de souffrance aux écueils de la nuit... J’ habite un pays vide, hérissé de regrets et de vastes remords... Un pays de cyanure qui hurle sans un cri et sans l’ombre d’un geste, sa déchirure verte où grouille la vermine des mots impuissants...Et qu’importe mon nom ! c’est le nom de quelqu’un qui causa beaucoup de mal aux autres et encore plus à lui-même, qu’aux autres... Un homme qui, pour être descendu jusqu’aux tréfonds du désir humain, essaie de se reconstituer une âme...dans la solitude...dans l’obscurité...dans la fumée d’opium...paix aux cendres de mes péchés! J‘ai fumé l’opium... Opium (création 2010) d'après Claude Farrère et Octave Mirbeau
L'homme
éclaté (création
2008)
Bonsoir à vous !
La Pause (création 2010) Ces spectacles conçus avec les « moyens du bord » ont réellement existé... Des programmes étaient même « imprimés » et diffusés aux spectateurs. Ils reprenaient les succès d'avant guerre, les oeuvres plus ou moins connues des cabarets parisiens.. Les soldats eux-mêmes écrivaient des textes et des chansons réglant avec humour et habileté quelques comptes avec la hiérarchie... Ces représentations d'un soir, parenthèses entre deux tueries, cautionnées et encouragées par les hauts gradés, réjouissaient public et soldats... ce furent sans doute, les seuls moments de véritable gloire que connurent ces « tragiques troupiers »...
De tout temps, il fallait que les travailleurs, s’arrêtent (un peu...) pour faire “la pause“... La nourriture est vitale pour... reprendre le travail. Sur les chalands, les mariniers posaient peu “à terre” ; le repas était frugal et les animaux qui tractaient le bateau mangeaient mieux que leurs patrons. Aux champs, la “marande” était abondante avec les produits de la ferme. Quant aux ouvriers, le “fricot” préparé à la maison, se mangeait sans sortir de l’usine... Mais “pauser” permettait aussi de parler, de discuter... de la vie et de celle des autres... Ragots d’écluses, revendications ouvrières, passions amoureuses... au début du 20e siècle, la vie n’était pas rose pour les petits et pouvait rapidement virer au rouge!
L'Homme éclaté c'est mon grand-oncle : Jean-Baptiste Dumont ... « Mort pour la France » à 22 ans le 28 septembre 1918, à la ferme des Rosiers dans les Ardennes. Une « marmite »? un « fusant »? ... et il a été « pulvérisé, écorché, étripé, vidé, foudroyé, anéanti, explosé, éclaté ! » De lui, ses copains n'ont jamais rien retrouvé... Depuis plus de 4 ans il avait survécu à toutes les « grandes batailles héroïques » de cette guerre, il avait tout fait, de Verdun au Chemin des Dames, des Vosges au Pas de Calais, il aura connu l'indicible... et sa vie s'est terminée en 1 seconde à quelques semaines de l'armistice... En fait, elle s'était arrêtée à 18 ans, quand on l'a plongé directement « en enfer », comme tous ses amis, comme tant de soldats glorieux, valeureux « poilus » et « pioupious » envoyés à la boucherie humaine ; d'ailleurs, « bouchers ou bétails? » ...
Cette pièce a été créé pour être jouée en plein air et permettre ainsi une “déambulation” des spectacteurs vers les différents lieux (et milieux) évoqués (ouvrier, paysan, batelier). Elle est malgré tout aisément adaptable à une salle de spectacle (elle a été joué au Syndicat des Mineurs de Montceau-les-Mines dans le cadre du festival Coup d’gueule).
Derrière les lignes du front, un « camp
de repos » est aménagé pour des soldats relevés de leurs derniers
combats... Pour le moral des troupes et pour ne pas laisser leur esprits
inoccupés avant les futures batailles, les deux généraux chargés du
cantonnement décident d'organiser une soirée de divertissement à l'attention du
personnel mobilisé sur place, de leurs familles, et des
« personnalités » attirées par les intérêts que procurent toujours
les grands rassemblements d'hommes. Des « poilus » acceptent la
proposition et « montent » un répertoire de chants, de danse, de
dialogues acerbes, issus de leurs souffrances et tournés en dérision.
La Divine Soirée du Général de Mortefeux... écrit et mis en scène par Yvette Sauvage-Lelong (création 2011)
Bleu Horizon
(création
2008)
Photos de Dominique Combe / représentation à la Briqueterie - Copyright © Dominique Combe
L'aventure immobile ... (création 2008)
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"Voilà, mon papa est venu pour quelques jours en permission à la maison...et je me souviens, j'avais 12 ans, alors...ça m'a tellement marquée...juste avant de repartir sur le front, à la guerre quoi! il nous a pris tous les trois sur ses genoux...il était en uniforme, comme sur la photo, là...Le tissu était tout rêche et ça me grattait la joue...mais notre papa, il était si grand, si fort, si beau ! bien sûr que pour nous c'était le plus beau des papas...il nous serrait fort contre lui, fort, fort, et...il pleurait...des gros sanglots....qu'on ne comprenait pas; notre papa, qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver hein? puisque c'était le plus fort des papas...il nous a reposé à terre, poussé vers maman...il est parti... On ne l'a jamais revu... Après, j'ai su qu'il avait été tué tout de suite, là-bas, à Séchault, à la Ferme des Rosiers..." + d'infos
Spectacle de 45 minutes sur le thème de la batellerie, des mariniers, des éclusiers..., textes et chansons nostalgiques, émouvants ou drôles évoquant "LA FLUVIALE"... le halage humain à la "bricole", la traction animale avec les chevaux, les ânes ou les mulets, les premiers automoteurs...La vie quotidienne des familles "à bord" où "à terre". "Imaginez...la péniche glisse à 5 kilomètres heure sur le bief, le ventre si lourd qu'elle dépasse à peine de l'eau. Du linge flotte au vent sur une courte corde : une chemise d'homme, une robe, des langes, une culotte d'enfant...la marinière et l'éclusière parlent de leur progéniture...deux voisines, en quelque sorte, unies par le service de l'eau. Derrière le bateau, flotte un vieux sabot retaillé au canif: c'est le jouet de l'enfant marinier: une Freycinet miniature. L'enfant, à plat ventre regarde flotter son sabot. Tout cela donne une impression de douceur, de calme; de temps qui passe, passe...qui est passé... »
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